La 9ème édition des journées “Climat et Impacts” se déroulera du 24 au 26 novembre 2026 dans les locaux de l’ENS Paris-Saclay.
Ce colloque rassemble les communautés scientifiques s’intéressant aux changements climatiques, à différentes échelles de temps, leurs causes, leurs impacts sur les écosystèmes et leurs répercussions sur les sociétés humaines passées et actuelles. Cette année abordera la thématique des incendies, avec une session intitulée : « Les incendies passés et actuels face aux changements globaux : impacts sur les écosystèmes et les sociétés ».
Les inscriptions pour soumission sont ouvertes jusqu’au 1er octobre 2026, en cliquant ici.
La SBF a consacré sa 160ème session extraordinaire, du 21 au 28 juin, au Haut-Verdon sous la direction scientifique de Philippe Jauzein, botaniste et systématicien, qui a beaucoup exploré cette région avec ses étudiants. Jérémie Van Es botaniste du Conservation botanique alpin nous a rejoint pour deux journées et nous a partagé sa compréhension des Hieracium.
Cette région avait été jusqu’ici peu abordée par notre société qui avait exploré à plusieurs reprises les Alpes du sud mais jamais vraiment semble-t-il ce secteur sauf peut-être lors la 97ème session Dignes-Var en 1967 dont malheureusement les compte rendus n’ont jamais été publiés.
Nous avons échappé à la canicule qui sévissait sur la France métropolitaine mais pas aux pluies orageuses qui nous ont contraint d’adapter les itinéraires prévus et de réduire chaque après‐midi la durée et la longueur de nos sorties. Il restera encore des endroits à explorer pour une nouvelle semaine.
Nous avons ainsi exploré notamment la petite boucle du tour du Courradour (16 km!) à partir du pittoresque village de Peyresq, puis les formations géologiques exceptionnelles des grés d’Annot, le bois de Colmars, une pointe vers la montagne de Boules que les conditions météo ne nous ont pas permis de poursuivre jusqu’au Geranium argenteum, les gorges de Saint-Pierre et le site du lac d’Allos dans le parc national du Mercantour sans oublier une incursion, en profitant d’une éclaircie, à la découverte des plantes messicoles chères à notre guide auteur de l’ouvrage de référence la “Flore des champs cultivés”.
Nous avons pu observer plus de 650 espèces et sous‐espèces pendant ces 6 jours. En prime, nous avons pu aborder longuement la conception taxinomique équilibrée de nos guides.
Toute la semaine, nous avons exploré des paysages de montagne magnifiques avec des milieux botaniques très variés. La saison floristique était parfaite ainsi que l’émulation et la convivialité entre les participants.
Un article détaillé sera publié dans le Journal de la botanique.
La SbF diffuse à l’occasion des 50 ans de la loi de protection de la nature le communiqué de presse du Comité Français de l’UICN.
Adoptée dans un contexte de prise de conscience internationale de la crise écologique, la première grande loi relative à la protection de la nature en France célèbre cette année ses 50 ans. Pour le Comité français de l’UICN, cet anniversaire est l’occasion de rappeler les succès marquants obtenus pour la faune, la flore et les écosystèmes grâce à ce socle juridique fondateur, qui a été porteur d’une véritable dynamique pour la nature. Mais si cette loi emplie de modernité a permis des avancées déterminantes, des reculs préoccupants sont récemment venus émailler le droit de l’environnement. Ces affaiblissements soulignent l’importance de continuer à faire preuve de vigilance et à être porteurs d’initiatives, pour ne pas perdre les progrès accomplis et défendre l’ambition d’une nature préservée pour l’avenir.
La loi du 10 juillet 1976 a posé les fondements juridiques pour la préservation des espèces et des écosystèmes en France, et elle a permis la création d’outils importants pour les mettre en œuvre (réserves naturelles, arrêtés de protection d’espèces, études d’impact environnemental). Cinquante ans après son adoption, des espèces autrefois très menacées ou au bord de la disparition, comme le Flamant rose, le Gypaète barbu, le Bouquetin des Alpes ou la Loutre d’Europe, ont pu reconstituer leurs populations. Ces succès remarquables ont été obtenus grâce à la combinaison de leur protection juridique, de la préservation des espaces naturels et souvent, d’actions de conservation comme des réintroductions, portées par la mobilisation des associations, des scientifiques et des pouvoirs publics.
Ce bilan encourageant est toutefois contrasté par des lacunes et de récentes régressions préoccupantes. Aujourd’hui, plus d’une espèce menacée sur deux ne bénéficie toujours pas de protection réglementaire en France, comme le Squale-chagrin de l’Atlantique ou le Nymphale brun des mangroves, un requin et un papillon tous deux classés « En danger » dans la Liste rouge nationale des espèces menacées. En parallèle, plusieurs évolutions législatives et réglementaires récentes sont venues fragiliser les dispositifs existants, suscitant de fortes inquiétudes sur la capacité de la France à tenir ses engagements internationaux en faveur de la préservation des espèces et des milieux naturels.
Le Comité français de l’UICN rappelle l’importance de renforcer l’action sur les deux volets complémentaires que sont la protection des espèces et la protection des espaces naturels. Il appelle tout particulièrement à retrouver l’ambition et l’inspiration de la loi de 1976, consacrant la protection du vivant comme un principe d’intérêt général, et à concilier les activités humaines avec l’exigence d’une nature préservée.
Le communiqué de presse présentant la position du Comité français de l’UICN et l’annexe détaillant les principales régressions récentes observées dans la protection de la nature, élaborés avec les expert.es de la Commission de sauvegarde des espèces, sont disponibles en téléchargement ci-dessous.
Le MOOC Pollinisateurs est de retour dans une version enrichie, portée par l’Office français de la biodiversité et Réserves naturelles de France, avec l’appui scientifique d’Arthropologia, l’appui technique de Tela Botanica et de On passe à l’acte.
Accessible gratuitement et ouverte à toutes et tous, à votre rythme, cette formation en ligne propose de découvrir le monde fascinant des insectes pollinisateurs et les moyens concrets d’agir pour leur préservation.
Les pollinisateurs : bien plus que les abeilles
Quand on parle de pollinisation, l’abeille domestique vient souvent immédiatement à l’esprit. Pourtant, elle est loin d’être seule. Les pollinisateurs regroupent une immense diversité d’insectes : abeilles sauvages, bourdons, syrphes, papillons, cétoines, coléoptères, guêpes… Des milliers d’espèces participent chaque jour à la reproduction des plantes à fleurs.
La pollinisation joue un rôle essentiel dans le fonctionnement des écosystèmes mais aussi dans notre alimentation. À l’échelle mondiale, environ 90 % des plantes à fleurs dépendent de la pollinisation animale. En Europe, 84 % des espèces cultivées bénéficient directement de l’action des insectes pollinisateurs.
Mais ces espèces sont aujourd’hui en fort déclin. Artificialisation des sols, disparition des habitats, uniformisation des paysages agricoles, pesticides ou encore changement climatique fragilisent leurs populations. Mieux comprendre ces insectes devient donc une étape essentielle pour mieux les protéger.
Une formation gratuite et accessible à toutes et tous
Le MOOC Pollinisateurs a été conçu pour permettre au plus grand nombre de découvrir ces enjeux, quel que soit son niveau de départ. Naturalistes débutants, citoyens curieux, professionnels, élus, enseignants, étudiants ou gestionnaires d’espaces naturels : chacun peut avancer à son rythme grâce à une formation en ligne pensée pour être accessible et progressive.
Le parcours s’organise autour de 6 séquences thématiques mêlant vidéos, contenus pédagogiques, activités et observations.
Une première édition qui a déjà mobilisé des milliers de personnes
En 2023, plus de 17 000 personnes s’étaient inscrites à la première édition du MOOC. Cette nouvelle version enrichie poursuit le même objectif : rendre les connaissances sur les pollinisateurs accessibles au plus grand nombre et encourager le passage à l’action.
Ce MOOC est issu d’un travail collaboratif ayant rassemblé expertises scientifiques, pédagogiques et naturalistes afin de proposer une formation fiable, accessible et ancrée dans les enjeux actuels de préservation de la biodiversité.
La fondation Biogée, la Ville et la Métropole de Rouen se sont réunies pour organiser
Naturellement ! Les 5e rencontres du vivant et de la Terre
Cet événement grand public se concentre sur la biodiversité, essentielle à notre survie.
La thématique de la diversité du vivant sera abordée au travers de son évolution et les risques qu’elle encourt, mais aussi ses liens avec notre propre existence.
Des exemples (notamment locaux) illustreront les bénéfices concrets de l’utilisation et de la restauration de la biodiversité.
Seront soulignés la rôle des récits, à travers le cinéma, la littérature, l’art et la photographie, pour sensibiliser chacune et chacun.
Surtout, ce sera l’occasion d’explorer les liens profonds que nous entretenons avec la biodiversité : leurs impacts, leurs influences sur nos sociétés, notre économie et notre santé.
L’objectif est d’encourager chacun à comprendre puis agir pour protéger et régénérer la biodiversité, car il est encore temps, même si les défis s’intensifient.
Venez rencontrez chercheurs, artistes et experts, pour discuter avec eux !
Abonnez-vous à la page Linkedin de la fondation Biogée pour rester informé.
La minisession Camargue du mois d’avril a permis aux participants d’admirer, dans les mares temporaires des sansouires du Domaine de la Tour du Valat, le très rare et non moins intriguant Damasonium polyspermum. De quoi en faire une “fleur du mois” !
L’étoile d’eau à nombreuses graines, Damasonium polyspermum Coss., 1849
par Mathurin BELLOT
Le nom de genre Damasonium provient du grec δαμασώνιον, damasônion synonyme d’alisma d’après Dioscoride (3, 152). En grec, δαμάζω damazô, signifie “dompter”, la plante était en effet censée être un remède aux morsures de serpent (Chauvet 2024) !
Description morphologique
La description morphologique, sauf mentions spécifiques, est issue de la compilation des travaux de (Vuille 1987; Palese 1990; Michaud 2004; Tison & Foucault 2014).
Damasonium polyspermum en fleur. Domaine de la Tour du Valat (Camargue, Bouches-du-Rhône). 24 avril 2026. Crédit photographique : Pierre-Antoine Précigoux.
Damasonium polyspermum, l’étoile d’eau à nombreuses graines, est une petite plante annuelle (thérophyte) aux feuilles basales en rosette, dépassant rarement les 15 cm de hauteur. Les feuilles sont toutes à limbe cunéiforme à la base (parfois très brièvement), ce qui permettrait de la distinguer au stade végétatif de l’espèce proche D. alisma, dont les feuilles sont parfois légèrement cordées à la base.
Toutefois, le port de la plante est nettement dépendant du niveau d’eau de la station dans laquelle elle croît. Typiquement, les feuilles produites au stade submergé sont linéaires et non persistantes, remplacées par des feuilles flottantes longuement pétiolées à limbe lancéolé, atténué et plus ou moins tronqué à la base. En phase exondée, les feuilles auront des pétioles plus courts, et un limbe épaissi. Un suivi réalisé en Camargue, par Bigot (1955) a montré que les années particulièrement humides contribuent à maintenir les populations submergées. Les appareils végétatifs dépassent alors largement 20cm, avec plusieurs rangs d’ombelles observés, tandis que les années plus sèches la plante ne dépassera pas 4 cm de hauteur.
L’appareil reproducteur est constitué de fleurs disposées en ombelle terminale. L’inflorescence est formée d’une à deux fleurs (rarement jusqu’à 4 voire 5) nettement pédicellées (Rich & Nicholls-Vuille 2001).
La fleur, complète, est munie d’un calice persistant après la floraison, à 3 divisions membraneuses, d’une corolle à 3 pétales plus grands que les sépales. Les pétales ne sont visibles qu’une seule journée, et comme chez d’autres Alismataceae, peuvent faner durant la journée où la fleur éclot. Généralement blanc, on peut voir surtout les premières heures de son éclosion une coloration jaune à la base, et rose à l’apex.
La fleur compte 6 étamines, opposées 2 à 2 aux sépales, soudées aux bords et à la base des pétales. Les anthères sont souvent persistants sur les jeunes carpelles, et leur déhiscence est extrorse (vers l’extérieur) comme toutes les Alismatales (Lecointre et al. 2016).
Damasonium polyspermum en fruits. On distingue les carpelles libres, disposés en étoile. Domaine de la Tour du Valat (Camargue, Bouches-du-Rhône). 24 avril 2026. Crédit photographique : Pierre-Antoine Précigoux.
Les carpelles sont aigus, aplatis, légèrement soudés dans la partie inférieure, étalés en étoiles (6 à 9 carpelles par fleur) à maturité. Chaque carpelle se transforme en follicule sec et coriace, presque triangulaire, graduellement rétréci en pointe à l’apex, de longueur comprise entre 5 et 14 mm, de largeur entre 1.7 à 4 mm. Chaque follicule contient généralement entre 4 et 8 graines, et parfois jusqu’à 25. La déhiscence est absente, ou tardive, par une fente circulaire à la base qui libère oblongues d’environ 1mm.
Contexte taxonomique
Damasonium polyspermum appartient aux Alismataceae, petite famille d’environ 120 espèces (Lecointre et al. 2016) au sein de l’ordre des Alismatales, dont beaucoup d’espèces sont des plantes aquatiques d’eau douce. Les Alismataceae sont en effet proches des familles aquatiques Hydrocharitaceae et Butomaceae qui en constituent un groupe-frère. L’émergence basale de cet ordre chez les monocotylédones soutient l’hypothèse d’un caractère de vie aquatique ancestral, selon Lecointre (et al. 2016). Les révisions des phylogénies moléculaires ont inclus au sein des Alismatales les Araceae qui dominent l’ordre en nombre d’espèces (APG 2020).
Le genre Damasonium est représenté par 6 espèces, dont 3 européennes : Damasonium alisma Mill., D. polyspermum Coss. et D. bourgaei Coss., dont seules les deux premières sont connues de France (Tison & Foucault 2014). Damasonium polyspermum est strictement limitée au pourtour méditerranéen. Damasonium alisma est une atlantique dont l’essentiel de la population européenne est en France. Elle se raréfie d’ouest en est, mais atteint la Pologne avec quelques stations éparses. L’aire de distribution de D. bourgaei est plus vaste, s’étendant de l’Europe méditerranéenne jusqu’en Inde (Rich & Nicholls-Vuille 2001).
Ces trois taxons sont globalement rares: la péninsule ibérique montre la plus grande richesse (des mares temporaires au Portugal abritent les trois espèces au même endroit !), ce qui soutient l’hypothèse de la péninsule comme centre de diversification des Damasonium et des Baldellia, genre proche (Rich & Nicholls-Vuille 2001).
Les trois autres espèces reconnues dans le genre sont Damasonium californicum Torr., espèce ouest-américaine, Damasonium constrictum Juz. que l’on retrouve en Sibérie et au Kazakhstan, et Damasonium minus Buchenau, espèce australienne par ailleurs adventice problématique des cultures de riz (Jahromi et al. 2006).
Ecologie, distribution & histoire évolutive
D’un point de vue phytosociologique, l’espèce est indicatrice du Crassulo vaillantii – Lythrion borysthenici (de Foucault 1988), alliance de pelouses annuelles oligotrophes des tonsures hygrophiles subméditerranéennes, au sein des pelouses thérophytiques des bordures de milieux dulçaquicoles (Botineau & Dupont 2026). Le cortège d’espèces indicatrices comprend Crassula vaillantii, Lythrum borsythenicum, L. thymifolia, Ranunculus nodiflorus (de Foucault 1988).
Vue d’ensemble d’une mare temporaire méditerranéenne. Au premier plan, la végétation dominée par Aeluropus littoralis. Au second plan, la végétation de mare temporaire, avec Ranunculus peltatus subsp. baudotii et Damasonium polyspermum. Domaine de la Tour du Valat (Camargue, Bouches-du-Rhône). 24 avril 2026. Crédit photographique : Pierre-Antoine Précigoux.
Damasonium polyspermum se retrouve dans les mares temporaires dans des communautés de pelouses à thérophytes amphibies, sur le pourtour méditerranéen occidental. Des mentions sont connues en France, Espagne, Portugal, Maroc, Algérie, Croatie, Sicile, Syrie, (et des mentions douteuses en Grèce). En France, l’espèce est recensée du Biterrois jusqu’à la vallée du Rhône, jusqu’à 200 m d’altitude, et est absente de Corse (Michaud 2004; de Bélair 2009; Tison & Foucault 2014).
Les mares temporaires méditerranéennes se caractérisent par des sols alluviaux (Bigot 1955) et une variation saisonnière des niveaux d’eau. Ces habitats de faible niveau d’eau sont immergés en hiver et pendant une longue période au printemps, permettant ainsi le développement de végétations aquatiques (Michaud 2004). L’espèce tolère de faibles niveaux de salinité (Rich & Nicholls-Vuille 2001).
La floraison intervient dès la fin de saison printanière, puis la fructification et la dispersion se poursuivent jusqu’à la période sèche. Comme souvent, la pérennité de la banque de graines n’est pas bien connue mais semble longue, d’après l’observation de la dynamique des populations (Michaud 2004). En outre, des résultats de germination chez l’espèce proche D. alisma montrent que les graines de cette espèce ont germé après avoir été submergées profondément un an puis remises en conditions optimales (Birkinshaw 1994). Ces résultats soutiennent l’hypothèse d’une stratégie d’adaptation aux irrégularités saisonnières d’inondation des mares avec un régime de perturbations fréquentes, et donc d’adaptation à la compétition entre espèces dans ces habitats perturbés (Rhazi et al. 2006).
La germination et la croissance végétative de Damasonium polyspermum nécessitent une phase inondée importante, généralement dans les bas-fonds des mares où se concentre le plus longtemps l’humidité (Rich & Nicholls-Vuille 2001). Très hélophile, l’espèce ne supporte pas la compétition avec d’autres plantes, notamment les plantes pérennes de la ceinture des mares (Artemisia molinieria, Mentha cervina, Aeluropus littoralis, Eleocharis, palustris, …, Michaud 2004).
Distribution de Damasonium polyspermum, d’après Rich & Nicholls-Vuille (2001)
Les mares temporaires méditerranéennes sont reconnues comme habitats prioritaires en termes de conservation (directive NATURA 2000, code habitat 3170). Les menaces d’origine anthropique sont variées : modifications du régime hydrologique, urbanisation, agriculture. En conséquence, piétinement, érosion, comblement, pâturage sélectif, enrichissement en nutriments et intrusion de pesticides perturbent durablement les communautés.
En outre, la fragmentation de ces habitats conduit à une raréfaction des populations de Damasonium polyspermum. L’aire totale occupée par l’espèce est estimée à moins de 2000 km2 (de Bélair 2009), et des populations disparaissent régulièrement, y compris en France.
A ce titre, l’espèce est classée VU (vulnérable) sur les listes rouges mondiale, européenne et nationale (flore vasculaire) de l’UICN, ainsi que sur la liste rouge régionale pour la région Rhônes-Alpes. Elle est également inscrite sur la liste des espèces déterminantes de l’inventaire continu des ZNIEFF en Auvergne-Rhône-Alpes et en Occitanie (INPN 2026). L’espèce est également inscrite sur la liste des espèces protégées sur l’ensemble du territoire (arrêté du 20 janvier 1982). A ce titre, elle bénéficie de l’interdiction de destruction, colportage ou mise en vente sur tout le territoire français de toute partie de la plante.
L’Atlas de la Flore du Valais, aboutissement d’un recensement réalisé entre 2014 et 2025 par une centaine de collaboratrices et collaborateurs bénévoles, fait le point sur l’état de la flore valaisanne et son évolution de la fin du 19e siècle jusqu’en 2025. Il contient également des informations sur la recherche en botanique en Valais, les spécificités floristiques du canton, l’évolution des paysages, ainsi que sur d’autres thématiques qui sont présentées dans plus de cinquante encadrés. Plus de 2535 cartes présentent la répartition passée et actuelle de la majorité des 3078 espèces et sous-espèces observées une fois en Valais. En complément, 109 espèces significatives de la diversité de la flore valaisanne sont illustrées et décrites en détail. Cent trente ans après le catalogue d’Henri Jaccard et septante ans après son supplément par Alfred Becherer, l’Atlas de la Flore du Valais constitue une synthèse unique à l’usage des générations actuelles et futures. Il est aussi un hommage à tous les botanistes qui ont parcouru le Valais pour œuvrer à la connaissance de sa flore. L’ouvrage, bilingue, s’adresse à toutes les personnes intéressées
par la flore et la nature en général en Valais, aussi bien aux botanistes chevronnés qu’aux amateurs, aux décideurs, ainsi qu’à tous ceux qui, de près ou de loin, œuvrent à la conservation de la nature, celle du paysage ou encore à l’aménagement du territoire.
Cette synthèse de l’évolution de la flore de 1900 à 2025 rassemble une impressionnante littérature sur la dynamique floristique valaisanne. Un ouvrage de référence indispensable pour naturalistes, botanistes et passionnés de nature.
L’appel à précommande et souscription est valable jusqu’au 15 août 2026 pour un atlas à 125.- CHF (environ 136€) au lieu de 140.- CHF (environ 152€)
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