Cette année, les Rencontres Bourgogne Franche-Comté Nature porteront sur le thème

« De la connaissance à la préservation de la nature ».

L’événement aura lieu les vendredi 25 & samedi 26 septembre 2026 à l’UFR Sciences Vie Terre Environnement de l’Université Bourgogne Europe à Dijon (21).

Il s’agit de deux journées thématiques durant lesquelles des professionnels exposent leurs travaux et alimentent un débat, une réflexion menée sur ces questions environnementales d’actualité.

Les Rencontres ont pour objectifs :

  • de partager les pratiques de connaissance, de gestion et de préservation de la biodiversité,
  • d’animer et de mutualiser les expériences,
  • de se connaître, de se retrouver entre acteurs agissant pour la préservation de la biodiversité
  • d’innover et d’expérimenter,
  • de faire partager les enjeux de la préservation de la nature à tous (élus, citoyens, étudiants),
  • de communiquer au travers de l’édition des actes de la revue BFC NATURE.

Ces deux journées seront rythmées par des communications, des temps conviviaux autour d’ateliers participatifs, de stands, de posters scientifiques et d’expositions.

Les présentations orales auront une durée de 15 min d’intervention suivies par 10 min de discussion (temps prévisionnel susceptible d’être revu lors de l’élaboration du programme des Rencontres). Les présentations orales et les posters seront intégrés aux actes des Rencontres publiés dans la Revue scientifique BFC Nature.

Cette nouvelle édition est organisée par l’association fédératrice Bourgogne-Franche-Comté Nature, en partenariat avec l’Agence régionale de la biodiversité de Bourgogne-Franche-Comté, le Groupe naturaliste universitaire de Bourgogne, Latitude 21, la Société d’histoire naturelle d’Autun – Observatoire de la faune sauvage de Bourgogne, la Société d’histoire naturelle du Creusot, la Société de Sciences Naturelles de Bourgogne.

Informations

Lien vers le site des Rencontres BFC-Nature

Présentation de l’appel à contribution 

Formulaire d’inscription (communication orale/poster)

Formulaire d’inscription (atelier/exposition/stand)

La plate-forme Tela Botanica vient de publier, dans le cadre du projet  » Numérisation d’ouvrages botaniques », une version gratuitement téléchargeable de la

Clef de la flore auvergnate et limousine en version téléchargeable libre.

Cette dernière version intègre quelques nouveautés nomenclaturales ou de terrain récentes. En cliquant sur les noms d’espèces, cela renvoie vers les fiches illustrées des taxons hébergées également sur le site de Tela Botanica.

Note : la nomenclature des noms français dans ces fiches date de 2022, donc diffère de la dernière version publiée en 2025 par D. Mercier.

Cette version numérique est gratuite, une version papier payante est toujours possible.

Téléchargement sur Tela Botanica : Clef illustrée de la flore d’Auvergne et Limousin.

 

Une équipe menée par Christine Strullu-Derrien, chercheur associé au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris, et au Natural History Museum, Londres et membre du conseil de la Société Botanique de France vient de publier dans la revue iScience la récente découverte dans les cherts1 de Grand’Croix (Massif Central) d’une nouvelle espèce d’oomycète saprotrophe2, nommée Kamounia striata (Strullu-Derrien et al., 2026).

Ce micro-organisme décomposeur de fragments de plantes est âgé d’environ 307-303 millions d’années (Carbonifère). Cette découverte éclaire un peu plus l’histoire évolutive des oomycètes.

La découverte

Les cherts de Grand’Croix, dans le bassin de Saint-Etienne sont connus du monde des paléobotanistes pour la richesse des plantes fossiles du Carbonifère qu’ils contiennent. Ces fossiles témoignent des tourbières qui se sont formées  au Carbonifère supérieur (323 à 298 millions d’années).

Le géologue et paléobotaniste François Cyrille Grand’Eury (1839 – 1917) est le premier à avoir collecté des plantes fossiles dans ces cherts et publié sur cette flore témoignant ainsi de la grande diversité et de l’état exceptionnel de préservation des structures reproductives des plantes.

Plus récemment, ces mêmes cherts ont été une source très importante de découverte de micro-organismes fossiles, parasites ou saprotrophes, parmi lesquels des oomycètes.

Christine Strullu-Derrien et ses collègues ont ainsi documenté la découverte de Kamounia striata gen. et sp. nov., un oomycète appartenant vraisemblablement aux Peronosporomycetes. Les scientifiques attribuent à ce nouveau taxon fossile une fonction saprotrophe ; il colonise en effet des restes de plantes mortes, contribuant à leur décomposition. Cette découverte complète les connaissances du paléo-écosystème de Grand’Croix ainsi que l’histoire évolutive des Oomycètes.

Photographie en microscopie de l’oomycète saprotrophe Kamounia striata. (A) Vue d’ensemble de l’environnement. Les restes de plantes colonisés sont les parties sombres en haut de l’image (B) Détail des restes de plantes colonisés par les structures sexuées et asexuées (C) Reconstruction tridimensionnelle des structures sexuées à partir de la série d’images obtenues par microscopie confocale à balayage laser Crédit: Strullu-Derrien et al., 2026

Qu’est-ce qu’un Oomycète ? Quelques éléments de définition …

La phylogénie moléculaire distingue les Eumycètes (les champignons), les Oomycètes et les Myxomycètes, et de ce fait ces deux derniers groupes ne sont donc pas considérés comme des fonges.

Les champignons et les oomycètes se ressemblent par leur organisation filamenteuse et leurs modes de vie (croissance, nutrition), mais ils appartiennent à des groupes phylogénétiquement très différents : les champignons sont proches des animaux, tandis que les oomycètes appartiennent aux Straménopiles (Stramenopiles) et sont liés aux algues brunes (Phaeophyceae) et aux diatomées (Bacillariophyta). Les deux groupes se distinguent notamment par la composition de leur paroi cellulaire (chitine chez les champignons, cellulose chez les oomycètes) et par leur reproduction.

Quelques notions d’écologie et de biologie des Oomycètes

Les Oomycètes sont des micro-organismes très communs dans les milieux aquatiques et les sols. Certaines espèces sont saprotrophes, comme Kamounia striata, l’espèce fossile découverte par Christine Strullu-Derrien et ses collègues , mais d’autres espèces, comme celles responsables des maladies du mildiou de la pomme de terre, de la tomate ou de la vigne, sont parmi les principaux ravageurs des agroécosystèmes. Beaucoup d’espèces occasionnent aussi d’importants dégâts chez les animaux (poissons, arthropodes).

Les Oomycètes sont des organismes diploïdes (parfois polyploïdes ou aneuploïdes), avec des hyphes siphonnées (coenocytiques) sans septum sauf à la base d’organes de reproduction. La reproduction peut se faire de manière asexuée et sexuée.

La multiplication asexuée fait intervenir des zoospores, cellules diploïdes munies de deux flagelles nageurs assurant la dispersion de l’espèce dans les milieux humides, mais également capables de s’enkyster et d’assurer la survie en conditions moins favorables.

La multiplication sexuée, quant à elle, intervient sans production de cellules nageuses. L’oogone est la structure reproductrice femelle, une cellule sphérique contenant un ou plusieurs ovules, tandis que l’anthéridie est la structure reproductrice mâle, une cellule en forme de massue qui produit les noyaux des spermatozoïdes. Lors de la reproduction sexuée, l’anthéridie se développe vers l’oogone et forme un tube de fécondation, à travers lequel les noyaux des spermatozoïdes circulent pour féconder les ovules.

1Roches sédimentaires siliceuses.

2Organisme dont la nutrition carbonée provient de matière organique morte ou en décomposition.

Lien vers l’article

Strullu-Derrien, C., Spencer, A.R.T., Gèze, M., Martos, F., De Franceschi, D., Kenrick, P., McLoughlin, S., Selosse, M.-A., 2026. A new occurrence of saprotrophic oomycetes from the ca 307–303 million-years-old Grand’Croix Chert (Massif central, France). iScience 29, 114634. https://doi.org/10.1016/j.isci.2026.114634

Nous vous faisons part de la récente publication aux éditions Koeltz de la

Flore des graminées d’Italie, par Enrico Banfi

Un ouvrage de référence qui couvre les 151 genres, 487 espèces et près de 800 taxons, édité en 3 volumes et rédigé en italien et en anglais, indispensable aux botanistes méditerannéens !

Chaque genre et chaque espèce est introduit par une clé d’identification dichotomique. Des descriptions morphologiques détaillées complètent les illustrations des critères diagnostiques essentiels à l’herborisation.

Vous trouverez également de nombreuses références aux taxons exotiques susceptibles d’être trouvés en Italie.

Un ouvrage de référence en taxonomie qui constitue une synthèse de décénnies de recherche en botanique.

Pour se procurer l’ouvrage

La page de commande sur le site de l’éditeur

309,23 € hors frais de port.

 

 

 

 

La Société Botanique de France est fière de vous proposer la première publication de sa collection « les carnets de terrain »:

Clé d’identification des unités phytosociologiques supérieures de France métropolitaine

(Classes – Ordres – Alliances – Sous-alliances)

par Michel Botineau et Jean-Marie Dupont Continue reading « Parution | Clé d’identification des unités phytosociologiques supérieures de France métropolitaine »

Connaissez-vous la revue Symbioses ?

Symbioses publie en français, au rythme annuel d’au moins un numéro, des articles inédits, de préférence à vocation régionale, dans le domaine de l’histoire naturelle (zoologie, botanique, sciences de la terre, écologie…) et de la muséologie.

Cette revue est portée par l’association ReMuCe constituée de plusieurs structures muséales, qui possèdent chacune des collections d’histoire naturelle (zoologie, botanique, géologie, paléontologie) et de sociétés savantes associées à ces établissements. Basée en région Centre-Val de Loire, elle poursuit l’objectif de favoriser les coopérations entre ces établissements, à des fins scientifiques et de culture scientifique.

Nous vous proposons de découvrir dans le numéro 41 deux articles rédigés par Christophe Bodin, ancien étudiant du DU de botanique devenu un bénévole très actif des milieux associatifs de botanique dans la région Centre.

L’herbier d’Albert Mornet, conservé au Muséum de Bourges, a fait l’objet d’une saisie informatique, qui permet de faire une présentation de son contenu et de préciser la passion botanique de Mornet.

Le jeune et autodidacte Mornet, en difficulté pour l’identification des plantes indigènes, écrit à Boreau, auteur de la Flore du Centre de la France. Ces treize lettres démontrent une approche de sa passion, sa pratique botanique, ses difficultés d’apprentissage.

Retrouvez en cliquant ici l’intégralité du numéro de Symbioses de février 2026 en accès libre

Les demandes d’admission pour la prochaine promotion (rentrée de septembre 2026) du Diplôme d’université « Botanique de terrain » de la Société botanique de France peuvent désormais être déposée sur la plateforme eCandidat de l’Université de Picardie Jules Verne
Cliquez sur le lien suivant pour découvrir la description de l’offre de formation du diplôme d’université
La liste définitive des admis sera connue en juin 2026. Le nombre de places est limité à 20.