Nous avons le plaisir de vous faire part de la publication d’un ouvrage consacré à la flore du Valois, écrit par Jean-Louis Sogorb.

 


 

Dans cet ouvrage, les plantes les plus répandues du Valois sont représentées à l’aide de 560 photos accompagnées de la description de chaque plante, de leur hauteur, de leur période de floraison et de leur milieu de vie, et souvent appuyées par des schémas annotés empruntés à la Flore de l’Abbé Coste. L’ouvrage présente 256 espèces, de familles différentes et de milieux variés. L’intention de l’auteur est d’initier à la botanique de terrain et aussi d’inviter les lectrices et les lecteurs à aller plus loin dans la connaissance des plantes qui nous entourent et qui constituent notre patrimoine végétal. Un ouvrage à tenir en main lors de vos sorties à la découverte des plantes du Valois.

Livre broché 253 pages
Format 170 x240
Type de papier 115 gr couché (satiné)

Dépôt légal mars 2026
USBN 979 10 41591 76 3
Prix TTC 55.00 €

Ce livre est disponible uniquement chez Pumbo, à la demande en cliquant ici

Retrouvez ci dessous le webinaire de septembre 2026.

 

Actualités sur les Dryoptéridacées

Dryopteris expansa (C. Presl) Franser-Jenk. & Jermy
Impramau, Le Falgoux (15)
© M. Boudrie, 3 août 2022

Première plus grande famille des Ptéridophytes dans le monde avec plus de 2220 espèces, la famille de Dryopteridaceae est représentée en France par deux genres indigènes, Dryopteris et Polystichum, et un genre introduit-naturalisé, Cyrtomium. Ce sont en général de grandes fougères, dont les frondes au limbe 2 à 3 fois découpé atteignent 80 cm à 1 m de long, voire plus. On les trouve dans les sous-bois, près des ruisseaux, mais également en zones ouvertes dans des éboulis ou à la base de rochers, aussi bien en plaine qu’en montagne. Bien que la plupart des espèces poussent sur des substrats acides, certaines sont calcicoles. La France peut s’enorgueillir de posséder une espèce endémique, localisée dans les Cévennes. Plusieurs hybrides existent non seulement au sein des Dryopteris, mais aussi chez les Polystichum. Certains ne sont pas rares et peuvent être rencontrés lors des sorties botaniques, dans des endroits où les espèces parentales sont en mélange, d’autres sont exceptionnels.

Lors de ce webinaire, Michel Boudrie vous proposera un aperçu des principales espèces, de leurs hybrides, et vous expliquera comment les identifier.

 

Michel BOUDRIE est botaniste-ptéridologue spécialisé dans l’étude des ptéridophytes de France, d’Europe et des Guyanes, il est membre de la Société Botanique de France (SBF) et de plusieurs sociétés botaniques françaises et étrangères, président de l’Amicale Ch. Le Gendre des Botanistes Limousins (ALBL), et correspondant du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris depuis 2023. Ayant passé 24 années en Guyane, il est l’auteur de près de 150 publications sur les ptéridophytes de France et des Guyanes (pour ces dernières, en collaboration avec G. Cremers) et co-auteur, avec R. Prelli, de plusieurs ouvrages (Atlas écologique des fougères et plantes alliées, en 1990 ; Guide des Fougères et plantes alliées de France et d’Europe occidentale, en 2002 ; Les Fougères et plantes alliées d’Europe, en 2021, ré-édité en 2024). Son nom est associé, comme auteur, à la description de plusieurs taxons hybrides d’Europe, de Juan Fernandez (Chili) et, surtout, de plusieurs espèces nouvelles pour les Guyanes. Enfin, il anime régulièrement des stages de ptéridologie à l’université de Limoges et des sessions ptéridologiques et des wébinaires pour les sociétés botaniques.

 

Cette année, la SbF se réunira le vendredi 18 septembre à l’Université Marie et Louis Pasteur de Besançon pour son conseil d’administration (en présentiel et en visioconférence). Le vendredi 18 septembre après-midi sera consacré à la séance ordinaire de septembre (en présentiel et en visio) dont vous retrouverez le programme ci-dessous. Cette délocalisation sera l’occasion de se retrouver sur 3 journées riches en événements. Le samedi 19 septembre et le dimanche 20 seront l’occasion de visites et sorties botaniques à la découverte de la région.

Continue reading « Gardez la date ! Séance de la SbF délocalisée à Besançon | 18 – 20 sept. 2026 »

La 9ème édition des journées “Climat et Impacts” se déroulera du 24 au 26 novembre 2026 dans les locaux de l’ENS Paris-Saclay.

Ce colloque rassemble les communautés scientifiques s’intéressant aux changements climatiques, à différentes échelles de temps, leurs causes, leurs impacts sur les écosystèmes et leurs répercussions sur les sociétés humaines passées et actuelles. Cette année abordera la thématique des incendies, avec une session intitulée : « Les incendies passés et actuels face aux changements globaux : impacts sur les écosystèmes et les sociétés ».

Les inscriptions pour soumission sont ouvertes jusqu’au 1er octobre 2026, en cliquant ici.

Vous trouverez davantage d’informations sur le site de l’évenement

Comité d’organisation
Christophe COLIN (christophe.colin@universite-paris-saclay.fr)
Valérie DAUX (valerie.daux@lsce.ipsl.fr)
Christine HATTÉ (christine.hatte@lsce.ipsl.fr)

La SBF a consacré sa 160ème session extraordinaire, du 21 au 28 juin, au Haut-Verdon sous la direction scientifique de Philippe Jauzein, botaniste et systématicien, qui a beaucoup exploré cette région avec ses étudiants. Jérémie Van Es botaniste du Conservation botanique alpin nous a rejoint pour deux journées et nous a partagé sa compréhension des Hieracium.

L’ensemble du groupe, le 27 Juin. Jérémie Van Es (encadré) n’était présent que sur 2 journées. © C. Blanchon

Cette région avait été jusqu’ici peu abordée par notre société qui avait exploré à plusieurs reprises les Alpes du sud mais jamais vraiment semble-t-il ce secteur sauf peut-être lors la 97ème session Dignes-Var en 1967 dont malheureusement les compte rendus n’ont jamais été publiés.

Nous avons échappé à la canicule qui sévissait sur la France métropolitaine mais pas aux pluies orageuses qui nous ont contraint d’adapter les itinéraires prévus et de réduire chaque après‐midi la durée et la longueur de nos sorties. Il restera encore des endroits à explorer pour une nouvelle semaine.

Nous avons ainsi exploré notamment la petite boucle du tour du Courradour (16 km!) à partir du pittoresque village de Peyresq, puis les formations géologiques exceptionnelles des grés d’Annot, le bois de Colmars, une pointe vers la montagne de Boules que les conditions météo ne nous ont pas permis de poursuivre jusqu’au Geranium argenteum, les gorges de Saint-Pierre et le site du lac d’Allos dans le parc national du Mercantour sans oublier une incursion, en profitant d’une éclaircie, à la découverte des plantes messicoles chères à notre guide auteur de l’ouvrage de référence la “Flore des champs cultivés”.

Nous avons pu observer plus de 650 espèces et sous‐espèces pendant ces 6 jours. En prime, nous avons pu aborder longuement la conception taxinomique équilibrée de nos guides.

Toute la semaine, nous avons exploré des paysages de montagne magnifiques avec des milieux botaniques très variés. La saison floristique était parfaite ainsi que l’émulation et la convivialité entre les participants.

Un article détaillé sera publié dans le Journal de la botanique.

Jour 1 (22 Juin). Quelques espèces rencontrées lors du Tour du Courradou (Peyresq, 04). (A) Phyteuma charmelii ; (B) Campanula alpestris ; (C) Lilium pomponium (cultivé dans le village). ©C. Blanchon
Jour 3 (24 Juin). Quelques espèces rencontrées à Colmars-les-Alpes (04). (A) Saxifraga lantoscana ; (B) Aquilegia reuteri ; (C) Lilium martagon. ©C. Blanchon
Jour 5 (26 Juin). Quelques espèces rencontrées autour du Lac d’Allos (Parc du Mercantour, 04) (A) Berardia subacaulis ; (B) Lychnis flos-jovis ; (C) Delphinium dubium. ©C. Blanchon
Jour 6 (27 Juin). Quelques espèces rencontrées dans les Gorges de Saint-Pierre (Thorame-Haute, 04). (A) Stipa eriocaulis ; (B) Hypericum coris ; (C) Paronychia kapela subsp. serpyllifolia. ©C. Blanchon

 

La SbF diffuse à l’occasion des 50 ans de la loi de protection de la nature le communiqué de presse du Comité Français de l’UICN.

Adoptée dans un contexte de prise de conscience internationale de la crise écologique, la première grande loi relative à la protection de la nature en France célèbre cette année ses 50 ans. Pour le Comité français de l’UICN, cet anniversaire est l’occasion de rappeler les succès marquants obtenus pour la faune, la flore et les écosystèmes grâce à ce socle juridique fondateur, qui a été porteur d’une véritable dynamique pour la nature. Mais si cette loi emplie de modernité a permis des avancées déterminantes, des reculs préoccupants sont récemment venus émailler le droit de l’environnement. Ces affaiblissements soulignent l’importance de continuer à faire preuve de vigilance et à être porteurs d’initiatives, pour ne pas perdre les progrès accomplis et défendre l’ambition d’une nature préservée pour l’avenir.

La loi du 10 juillet 1976 a posé les fondements juridiques pour la préservation des espèces et des écosystèmes en France, et elle a permis la création d’outils importants pour les mettre en œuvre (réserves naturelles, arrêtés de protection d’espèces, études d’impact environnemental). Cinquante ans après son adoption, des espèces autrefois très menacées ou au bord de la disparition, comme le Flamant rose, le Gypaète barbu, le Bouquetin des Alpes ou la Loutre d’Europe, ont pu reconstituer leurs populations. Ces succès remarquables ont été obtenus grâce à la combinaison de leur protection juridique, de la préservation des espaces naturels et souvent, d’actions de conservation comme des réintroductions, portées par la mobilisation des associations, des scientifiques et des pouvoirs publics.

Ce bilan encourageant est toutefois contrasté par des lacunes et de récentes régressions préoccupantes. Aujourd’hui, plus d’une espèce menacée sur deux ne bénéficie toujours pas de protection réglementaire en France, comme le Squale-chagrin de l’Atlantique ou le Nymphale brun des mangroves, un requin et un papillon tous deux classés « En danger » dans la Liste rouge nationale des espèces menacées. En parallèle, plusieurs évolutions législatives et réglementaires récentes sont venues fragiliser les dispositifs existants, suscitant de fortes inquiétudes sur la capacité de la France à tenir ses engagements internationaux en faveur de la préservation des espèces et des milieux naturels.

Le Comité français de l’UICN rappelle l’importance de renforcer l’action sur les deux volets complémentaires que sont la protection des espèces et la protection des espaces naturels. Il appelle tout particulièrement à retrouver l’ambition et l’inspiration de la loi de 1976, consacrant la protection du vivant comme un principe d’intérêt général, et à concilier les activités humaines avec l’exigence d’une nature préservée.

Le communiqué de presse présentant la position du Comité français de l’UICN et l’annexe détaillant les principales régressions récentes observées dans la protection de la nature, élaborés avec les expert.es de la Commission de sauvegarde des espèces, sont disponibles en téléchargement ci-dessous.

> Communiqué de presse (juillet 2026)

> Annexe : liste non exhaustive des régressions recensées dans la protection de la nature depuis 2023

Le MOOC Pollinisateurs est de retour dans une version enrichie, portée par l’Office français de la biodiversité et Réserves naturelles de France, avec l’appui scientifique d’Arthropologia, l’appui technique de Tela Botanica et de On passe à l’acte.

Accessible gratuitement et ouverte à toutes et tous, à votre rythme, cette formation en ligne propose de découvrir le monde fascinant des insectes pollinisateurs et les moyens concrets d’agir pour leur préservation.

 

Les pollinisateurs : bien plus que les abeilles

Quand on parle de pollinisation, l’abeille domestique vient souvent immédiatement à l’esprit. Pourtant, elle est loin d’être seule. Les pollinisateurs regroupent une immense diversité d’insectes : abeilles sauvages, bourdons, syrphes, papillons, cétoines, coléoptères, guêpes… Des milliers d’espèces participent chaque jour à la reproduction des plantes à fleurs.

La pollinisation joue un rôle essentiel dans le fonctionnement des écosystèmes mais aussi dans notre alimentation. À l’échelle mondiale, environ 90 % des plantes à fleurs dépendent de la pollinisation animale. En Europe, 84 % des espèces cultivées bénéficient directement de l’action des insectes pollinisateurs.

Mais ces espèces sont aujourd’hui en fort déclin. Artificialisation des sols, disparition des habitats, uniformisation des paysages agricoles, pesticides ou encore changement climatique fragilisent leurs populations. Mieux comprendre ces insectes devient donc une étape essentielle pour mieux les protéger.

Une formation gratuite et accessible à toutes et tous

Le MOOC Pollinisateurs a été conçu pour permettre au plus grand nombre de découvrir ces enjeux, quel que soit son niveau de départ. Naturalistes débutants, citoyens curieux, professionnels, élus, enseignants, étudiants ou gestionnaires d’espaces naturels : chacun peut avancer à son rythme grâce à une formation en ligne pensée pour être accessible et progressive.

Le parcours s’organise autour de 6 séquences thématiques mêlant vidéos, contenus pédagogiques, activités et observations.

Une première édition qui a déjà mobilisé des milliers de personnes

En 2023, plus de 17 000 personnes s’étaient inscrites à la première édition du MOOC. Cette nouvelle version enrichie poursuit le même objectif : rendre les connaissances sur les pollinisateurs accessibles au plus grand nombre et encourager le passage à l’action.

Ce MOOC est issu d’un travail collaboratif ayant rassemblé expertises scientifiques, pédagogiques et naturalistes afin de proposer une formation fiable, accessible et ancrée dans les enjeux actuels de préservation de la biodiversité.

Plus d’informations sur le site de l’OFB

Les inscriptions sont ouvertes depuis le   19 mai 2026 et jusqu’au 31 décembre 2026 sur la plateforme de formation à distance de l’OFB :

Lien d’inscription

 

La fondation Biogée, la Ville et la Métropole de Rouen se sont réunies pour organiser

Naturellement ! Les 5e rencontres du vivant et de la Terre

Cet événement grand public se concentre sur la biodiversité, essentielle à notre survie.

La thématique de la diversité du vivant sera abordée au travers de son évolution et les risques qu’elle encourt, mais aussi ses liens avec notre propre existence.

Des exemples (notamment locaux) illustreront les bénéfices concrets de l’utilisation et de la restauration de la biodiversité.

Seront soulignés la rôle des récits, à travers le cinéma, la littérature, l’art et la photographie, pour sensibiliser chacune et chacun.

Surtout, ce sera l’occasion d’explorer les liens profonds que nous entretenons avec la biodiversité : leurs impacts, leurs influences sur nos sociétés, notre économie et notre santé.

L’objectif est d’encourager chacun à comprendre puis agir pour protéger et régénérer la biodiversité, car il est encore temps, même si les défis s’intensifient.

Venez rencontrez chercheurs, artistes et experts, pour discuter avec eux !

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