Le jardin botanique de Bordeaux propose jusqu’au 19 avril 2026 une exposition inédite de l’artiste 1011 inédite autour des traces laissées par l’Anthropocène. Exclusivement au crayon de couleur, son dessin hyperréaliste révèle la beauté fragile du vivant et la violence de nos actions sur la nature.
Quatre séries, quatre regards sur l’Anthropocène
Printemps silencieux : en référence au livre de Rachel Carson, une abeille et un bourdon morts deviennent symboles du dérèglement climatique.
Vanité : des fleurs fanées portent les stigmates du réchauffement climatique, chiffré directement sur chaque dessin (+1,2 °C, +3,2 °C, +4,2 °C…).
Laisse de mer : algues, plastiques et cordages s’entremêlent après la tempête Ciaran de 2023, rappelant la pollution invisible de nos littoraux.
La nature aime à se cacher : des pousses vertes jaillissent de l’asphalte et interrogent la résilience de la nature… et la nôtre.
Entre esthétique naturaliste et memento mori climatique, chaque série ne se contente pas de montrer le monde tel qu’il est, mais tel qu’il disparaît.
L’artiste. 1011 est une artiste plasticienne française née en 1970 en Bretagne.
Diplômée de l’Université de Rennes en arts plastiques, elle a travaillé pendant 30 ans pour le musée de Grenoble, en tant que responsable de l’atelier des enfants et médiatrice pour le public handicapé visuel.
Son œuvre, teintée de philosophie, s’intéresse à la soumission de l’homme au déchaînement de la technique et à ses effets considérables dans l’histoire et dans la période contemporaine.
1011 pratique essentiellement le dessin et cherche par son art à dénoncer la perte de la biodiversité. Dans l’esprit des planches naturalistes du 18ème siècle, ses dessins aux crayons de couleur évoquent une réalité contemporaine tragique : la disparition inexorable du monde vivant.
Renseignements & informations pratiques
Jardin botanique de Bordeaux
Esplanade Linné
33100 Bordeaux
05 56 52 18 77
j.botanique@mairie-bordeaux.fr







Les photographies des régions dévastées lors de la guerre 14-18 ont retenu tout particulièrement l’attention de l’artiste. Elles sont le point de départ d’une réflexion : à quoi ressemblent ces paysages meurtris aujourd’hui ? La nature a-t-elle été résiliente ? Les hommes ont-ils agi pour la reconstruction de la végétation ? Peut-on encore voir les cicatrices de ce carnage aujourd’hui ? Quel serait l’inventaire à établir en 2025 de ces anciens champs de batailles ?

David Lucot est docteur en urbanisme et aménagement, David Lucot s’est d’abord formé en architecture, discipline dans laquelle il est diplômé d’état, puis s’est spécialisé avec un master en approche écologique du paysage. Son parcours se caractérise par une grande expérience des projets urbains d’aménagement avec plus de six années en tant que chef de projets au sein d’agences d’urbanisme. Il confronte ses travaux de recherche sur la prise en compte du vivant et de ses rythmes aux réalités du terrain, à l’action d’aménager, en associant ses compétences en écologie à sa formation d’architecte-urbaniste.
Alexis Dambry est docteur en écologie, il s’est d’abord formé en systématique, discipline dans laquelle il est diplômé d’un master, puis s’est spécialisé avec un master en approche écologique du paysage. Il a passé plusieurs années dans le milieu académique avant de travailler en tant qu’écologue dans diverses structures : la Ville de Paris, une association d’agriculture urbaine à Bagnolet 93 et une agence de paysagisme. Il a ensuite travaillé via une thèse CIFRE entre l’Université Paris-Saclay et la Ville de Paris sur une plante commune des villes, Geum urbanum, pour en étudier la génétique des populations. Aujourd’hui, il continue de travailler en lien avec ces deux structures pour développer l’adaptabilité de l’outil BOTASCOPIA pour les gestionnaires d’espaces verts et le grand public à Paris.
Suite à une consultation et à un vote du comité éditorial de Botany Letters, le prix Jussieu a été décerné cette année à l’article «
Prix : 35 euros + port Colissimo (9,59 euros)