Nous avons le plaisir de vous faire part de la publication le 6 février 2026 d’un essai de notre collègue Marc-André Selosse intitulé

De la biodiversité comme un humanisme

« La biodiversité est le patrimoine de milliards d’années d’évolution, prêt à nous soutenir. Hélas, nous sommes moins tatillons pour sa protection que pour celle du patrimoine culturel, pourtant plus récent et plus remplaçable à l’échelle humaine. »

Un texte de 90 pages très argumenté pour comprendre de manière concrète la diversité génétique et son rôle sur les écosystèmes et la santé humaine ; les maladies modernes possibles sans biodiversité en Europe ; la fonction de pollinisation menacée qui limite la production agricole ; les méthodes basées sur la biodiversité pour limiter les pesticides, et les rôles de la nature en ville.

Protéger la biodiversité est un acte d’humanisme

 

Parution aux éditions du Seuil – Collection « Libelle »

96 pages – 6,90€

Marc-André SELOSSE est une figure
du Muséum national d’histoire
naturelle à Paris (et des universités de
Gdansk en Pologne et Kunming en
Chine), où il dirige des équipes de
recherche. Il a enseigné à Viçosa
(Brésil) et est chargé de cours à l’ENS,
Science Po et HEC. Ses travaux
portent sur l’écologie et l’évolution des
associations à bénéfices mutuels
(symbioses). Écologue et botaniste, il
travaille en particulier sur les
symbioses mycorhiziennes qui
unissent des champignons du sol aux
racines des plantes.

Fleurs de guerre, plantes obsidionales, polémoflore

Ces termes de botanique désignent les végétaux propagés lors des guerres et des déplacements de population. Une terrible forme de diversité culturelle qui a questionné l’artiste 1011.

Les photographies des régions dévastées lors de la guerre 14-18 ont retenu tout particulièrement l’attention de l’artiste. Elles sont le point de départ d’une réflexion : à quoi ressemblent ces paysages meurtris aujourd’hui ? La nature a-t-elle été résiliente ? Les hommes ont-ils agi pour la reconstruction de la végétation ? Peut-on encore voir les cicatrices de ce carnage aujourd’hui ? Quel serait l’inventaire à établir en 2025 de ces anciens champs de batailles ?

Travaillant en général sur ce qui disparaît, l’intention de l’artiste en résidence est de dessiner un inventaire des plantes de la polémoflore en écho aux images de la Première Guerre Mondiale conservées dans les Archives de la Planète.

À l’heure de la perte massive de la biodiversité végétale, ce projet propose une vision optimiste de la résilience végétale – faire résonner tant la poésie que les mémoires tragiques des lieux.

L’artiste. 1011 est une artiste plasticienne française née en 1970 en Bretagne.

Diplômée de l’Université de Rennes en arts plastiques, elle a travaillé pendant 30 ans pour le musée de Grenoble, en tant que responsable de l’atelier des enfants et médiatrice pour le public handicapé visuel.

Son œuvre, teintée de philosophie, s’intéresse à la soumission de l’homme au déchaînement de la technique et à ses effets considérables dans l’histoire et dans la période contemporaine.

1011 pratique essentiellement le dessin et cherche par son art à dénoncer la perte de la biodiversité. Dans l’esprit des planches naturalistes du 18ème siècle, ses dessins aux crayons de couleur évoquent une réalité contemporaine tragique : la disparition inexorable du monde vivant.

 

Il reste encore deux mois pour visiter l’exposition qui se tiendra jusqu’au 15 mars 2026 dans la salle des Plaques du Musée départemental Albert Kahn à Boulogne-Billancourt.

Renseignements & informations pratiques.

Le programme Thèses vise à encourager les recherches accompagnant la transition écologique dans un contexte de changement climatique, en vue de préparer et soutenir les actions opérationnelles de l’ADEME. Ce programme n’a pas vocation à financer des travaux de thèse en recherche fondamentale.

Deux thématiques sont susceptibles de nous concerner:
– Préservation et restauration des milieux et ressources dans un contexte de changement climatique
– Transition écologique et société

Date limite de candidature : 2/3 à 16h

Le prix Jussieu 2025 de la Société Botanique de France a été décerné à l’article publié par Gian Colangelo et ses collaborateurs dans Botany Letters.

Pour soutenir la recherche en botanique, Botany Letters et la Société Botanique de France décernent chaque année un prix de 5000 euros au meilleur article publié dans ce journal au cours de l’année précédente.

Suite à une consultation et à un vote du comité éditorial de Botany Letters, le prix Jussieu a été décerné cette année à l’article « How the wild tulip (Tulipa sylvestris L.) found its way in Northern Europe in the 17th to 19th century: a search through historical gardens and archives » de Gian Colangelo, Aleida Offerhaus, Tinde van Andel et Anastasia Stefanaki.

L’étymologie du terme « histoire naturelle » fait référence à une investigation ou à une enquête. C’est exactement ce qu’ont fait les auteurs de cette étude : ils se sont plongés dans l’histoire naturelle de la tulipe sauvage, en s’appuyant sur la littérature ancienne et la consultation de cartes et diverses archives (par exemple, des herbiers, des catalogues et des listes de semences de jardins botaniques). Cette étude interdisciplinaire exceptionnelle, qui combine taxonomie, histoire de la botanique et aspects culturels, lève le voile sur l’introduction et l’histoire de naturalisation des plantes à bulbes poussant depuis des siècles comme à l’état sauvage en Europe.

Référence et lien vers l’article : Colangelo, G., Offerhaus, A., van Andel, T., Stefanaki, A. 2025. How the wild tulip (Tulipa sylvestris L.) found its way in Northern Europe in the 17th to 19th century: a search through historical gardens and archives. Botany Letters 172(3): 283-301. https://doi.org/10.1080/23818107.2025.2485447

Nous avons le plaisir de vous faire part de la réédition du livre « Festuca de France » de Robert Portal ! Une monographie indispensable sur ce genre avec des clés de détermination illustrées et les dessins des différents taxons.

Prix : 35 euros + port Colissimo (9,59 euros)
Contact : Robert PORTAL
16, rue Louis Brioude
43750 VALS-PRES-LE-PUY
Tél. : 06.15.72.94.35